Le livre du mois / Juin 2017 : Psaume 44 / Danilo Kiš

LE LIVRE DU MOIS : JUIN 2017


Lire la suite...

SERBICA ♦ Revue électronique ♦ N° 19 / 2017

SERBICA


Lire la suite...

Enquête : poésie - réponses de Bojana Stojanović-Pantović

♦ articles - critiques - essais ♦ La littérature serbe contemporaine Enquête : poésie Réponses de Bojana Stojanović-Pantović


Lire la suite...

Enquête : prose - nouvelle et roman - réponses de Mihailo Pantić

♦ articles - critiques - essais ♦ La littérature serbe contemporaine Enquête : prose / nouvelle et roman Réponses de Mihailo Pantić


Lire la suite...

Enquête : prose - nouvelle et roman - réponses de Jasmina Vrbavac

♦ articles - critiques - essais ♦ La littérature serbe contemporaine Enquête : prose / nouvelle et roman Réponses de Jasmina Vrbavac


Lire la suite...

Enquête : poésie - réponses de Djordje Despić

♦ articles - critiques - essais ♦ La littérature serbe contemporaine Enquête : poésie Réponses de Djordje Despić


Lire la suite...

Enquête : poésie - réponses de Boris Lazić

♦ articles - critiques - essais ♦ La littérature serbe contemporaine Enquête : poésie Réponses de Boris Lazić


Lire la suite...

SERBICA ♦ Revue électronique ♦ N° 18 / 2017

SERBICA СЕРБИКА


Lire la suite...
01234567
LE LIVRE DU MOIS : AVRIL 2016
Tous les mois <

[…] Artiste, Emir Kusturica n’est pas du genre à accepter que son droit et l’obligation qui sont les siens de rendre compte de l’authenticité et de l’assise de l’existence soient sacrifiés au profit d’une aimable reconnaissance de son art et d’éloges décernés par la société. C’est pourquoi, tant dans ses films que dans sa prose narrative et dans le rock de son groupe Zabranjeno pušenje, tant dans sa sensibilité artistique que dans le quotidien de l’existence, il a toujours personnellement eu à cœur d’observer les vérités de la vie les plus profondes dans l’infantilisme sciemment cultivé et dans le primitivisme de l’homme moderne, urbain. Ce faisant, il défend pareillement le droit et à la pureté élémentaire de l’âme de l’enfant et à la complexité de l’homme non civilisé en qui se blottit toujours le bon sauvage de Rousseau. Du même coup, Kusturica cultive un système éprouvé de vérification de fond en comble de  l’expérience humaine, un système que nous pourrions étudier dans le cadre d’une formule toute simple : si certaines idées et créations humaines ne peuvent s’exposer de sorte à être intelligibles aux enfants et aux esprits primitifs, c’est qu’elles ne valent pas un pet de lapin. L’infantilisme et le néoprimitivisme de Kusturica ne reflètent donc nullement un parfait manque de sérieux, un pur badinage, mais la forme sous laquelle se manifeste une image du monde d’intonation humaniste, artistique et profonde. […]