Le livre du mois / Septembre 2017 : La forêt qui scintille / Milena Marković

LE LIVRE DU MOIS : SEPTEMBRE 2017


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Le poème du mois / Septembre 2017 : Prélude / Branko Miljković


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SERBICA ♦ Revue électronique ♦ N° 19 / 2017

SERBICA


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Enquête : prose - nouvelle et roman - réponses de Dragan Babić

♦ articles - critiques - essais ♦ La littérature serbe contemporaine Enquête : prose / nouvelle et roman Réponses de Dragan Babić


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Enquête : poésie - réponses de Zoran Djerić

♦ articles - critiques - essais ♦ La littérature serbe contemporaine Enquête : poésie Réponses de Zoran Djerić


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Enquête : prose - nouvelle et roman - réponses de Stojan Djordjić

♦ articles - critiques - essais ♦ La littérature serbe contemporaine Enquête : prose / nouvelle et roman Réponses de Stojan Djordjić


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Enquête : poésie - réponses de Goran Korunović

♦ articles - critiques - essais ♦ La littérature serbe contemporaine Enquête : poésie Réponses de Goran Korunović


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SERBICA ♦ Revue électronique ♦ N° 18 / 2017

SERBICA СЕРБИКА


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 СЕРБИКА   

       Revue électronique             
ISSN 2268-3445
1  /  janvier  2013        
SOMMAIRE

♦ SOUS LA LOUPE : VASKO POPA ♦

Vasko Popa, poète de la légèreté métaphysique
par Boris Lazić

La petite boîte de Vasko Popa
par Laurand Kovacs

Un extrait de La petite boîte
 traduit par Maria Bejanovska

♦ UN ECRIVAIN — UNE OEUVRE ♦

Radoje Domanović, fondateur de la nouvelle allégorico-satirique serbe 
par Marija Džunić-Drinjaković 

Satires de Radoje Domanović
par Marija Džunić-Drinjaković 

♦ UN LIVRE QUI CHERCHE UN EDITEUR ♦

Le bouc qui ne se laisse pas monter de Tiodor Rosić
par Alain Cappon

Un extrait du livre
traduit par Alain Cappon

♦ LA BIBLIOTHÈQUE DE SERBICA : L'ATELIER DE TRADUCTION ♦

"Langueur et colère" - un choix de poèmes de Radivoj Stanivuk
 présentation et traduction de Boris Lazić

ÉTUDES DE RÉCEPTION 

La réception de la littérature serbe en France jusqu'en 1945
par Milivoj Srebro

♦ ARCHIVES ♦ 

Louis Leger : "Belgrade et les Serbes" (1868)

♦ ACTUALITÉS : PARUTIONS 

L'Atelier du roman n° 72 : un dossier spécial consacré à Ivo Andrić
Alexis-Gilles Troude : Balkans, un éclatement programmé
Nina Živančević : L'amour n'est qu'un mot

CHOIX DE SERBICA : LIVRES ET POÈMES DE L'ANNÉE 2012 

Andrić, Pavić, Kusturica, Basara, Konstantin Mihailović...
Pandurović, Ratković, Raičković, Desnica, Mićević...

♦ SOUS LA LOUPE  
VASKO POPA 

Popa - autographe

Vasko Popa, poète de la légèreté métaphysique
par Boris Lazić 

Apparu sur la scène littéraire au début des années 1950, Vasko Popa – né en 1922 à Grebenac, dans le Banat serbe et mort à Belgrade en 1991 –  annonce d’emblée une rupture radicale avec les modèles poétiques alors dominants, rupture déjà perceptible dans la poésie d’un autre poète de sa génération – Miodrag Pavlović. Plus exactement, son entrée en littérature se fait sous le double signe du rejet du dogme réaliste socialiste et de la polémique que provoque son premier recueil poétique Kora [Ecorce, 1953], suivi de Nepočin polje [Champ de l'inquiétude, 1956]... 

[...] La poésie de Vasko Popa dévoile, à travers un langage accessible et par l’usage d’images aussi pertinentes que singulières, déroutantes à dessein, le fantastique du quotidien, les facettes multiples d’une réalité riche en visions soudaines, enchanteresses. Il s’agit, dans un même élan, de revalorisation de l’héritage littéraire, de la tradition, de diverses couches sémantiques qui, mises en rapport les unes avec les autres au sein de cycles poétiques à l’architecture complexe, ouvrent la voie à de nouvelles synthèses poétiques. [...] >Texte integral

La petite boîte de Vasko Popa
par Laurand Kovacs

[...] La petite boîte est, comme on pourrait dire en musique, une suite avec sa mélodie fondamentale et ses harmoniques. Les cinq premières notes, répétées de proche en proche, tout au long des onze poèmes, lui donnent, d’emblée, un accent allègre, de futilité presque, et ce rappel constant de la vacuité, de la joie naïve, est une mise en garde permanente contre la boursouflure. Vasko Popa nous invite à nous considérer avec sérieux sans nous prendre au sérieux.[...] >Texte integral

Un extrait de La petite boîte
 Trad. par Maria Bejanovska

Les maîtres de la petite boîte

N’ouvrez pas la petite boîte
Le chapeau céleste en tomberait

Ne la fermez pas
Elle trancherait la manche de l’éternité

Ne la jetez pas à terre
Les œufs solaires se casseraient en elle

Ne la lancez pas en l’air
Les os terrestres se briseraient en elle

Ne la gardez pas dans la main
La pâte sidérale s’aigrirait en elle

Mais pour l’amour de Dieu que faites-vous
Ne la perdez pas des yeux

>Texte intégral<

♦ UN  ECRIVAIN - UNE OEUVRE ♦

Radoje Domanović, fondateur de la nouvelle allégorico-satirique serbe 
par Marija Džunić-Drinjaković 

Esprit à la fois  idéaliste et rebelle, prosateur à la verve satirique frôlant souvent le grotesque et l’absurde, Radoje Domanović occupe une place importante dans l’histoire de la littérature serbe moderne : celle du fondateur de la nouvelle allégorico-satirique.[...]

Les satires de Domanović poussent sur le même sol que son engagement politique : le refus de rester muet face à l’inadmissible. Elles se nourrissent, chez cette nature rebelle et peu encline aux compromissions, de la fidélité à un idéal de courage intransigeant, qui lui a été transmis à travers la lecture des chansons de geste. Apparenté aux réalistes, ce père de la nouvelle satirique serbe reste au fond un romantique incapable de pardonner à ses compatriotes d’avoir trahi les idéaux qui les ont, un siècle plus tôt, aidés à se libérer du joug ottoman. [...]  >Texte intégral<

Satires de Radoje Domanović
par Marija Džunić-Drinjaković 

Même si sa courte vie ne lui a pas permis de faire fructifier davantage son extraordinaire talent de satiriste, Radoje Domanović a légué à la postérité plusieurs récits anthologiques. Parmi ces récits, pour la plupart allégorico-satiriques, il convient d’évoquer en particulier les suivants : Stradija, Mrtvo more (Mer morte)Ukidanje strasti (Abolition des passions), Vođa (Le Guide), Danga (Au feu rouge) et Kraljević Marko po drugi put među Srbima (Kraljević Marko de retour parmi les Serbes).

Dans tous ces récits, l’écrivain brosse, tout en recourant aux procédés narratifs typiques de la satire, une image à la fois allégorique, fantastique et grotesque de la Serbie de son époque. En fait, ces procédés ont pour fonction de mieux accentuer l’absurdité et la laideur d’une réalité sociale où se profilent la dégradation morale, l’immobilisme, la corruption et la dépravation des mœurs.[...] >Texte intégral<

♦ UN LIVRE QUI CHERCHE UN EDITEUR ♦

Le bouc qui ne se laisse pas monter de Tiodor Rosić
Présentation et traduction de Alain Cappon

Ce recueil de nouvelles occupe une place particulière dans l’œuvre de Tiodor Rosić car, cette fois encore, l’auteur a délaissé les sphères qui lui étaient familières pour s’aventurer dans un genre nouveau pour lui, le fantastique. Publié en 1987, cet ouvrage n’entraîne pas le lecteur sur les chemins alors en vogue de la science-fiction mais lui propose des situations où le quotidien se révèle inexplicable, côtoie le mystérieux, voire ouvre sur le surnaturel. [...] >Texte intégral <

Un extrait du livre

La maison où on fabrique du savon

[...] Il sursauta quand, dans la chambre de la vieille femme, l’horloge piqua deux heures. Il était en nage. Avec, dans les reins, une sensation de douce chaleur. Il entendit alors une respiration régulière qui troublait le silence dont bourdonnaient ses oreilles. Il rejeta la couverture, d’un bond fut debout, tremblant de tous ses membres et à tâtons, il chercha l’interrupteur. Sur le lit, blottis l’un contre l’autre, les deux chats dormaient paisiblement. Il vit la porte entrouverte. Sans maîtriser ses tremblements, il revint à son lit, empoigna le drap du dessous. Les chats dégringolèrent, lancèrent à la ronde un regard effaré, filèrent par la porte entrebâillée.

Ses esprits retrouvés, il voulut refermer mais, voyant à quel point la porte était gauchie, il comprit de quelle façon les chats avaient pu entrer dans la chambre. Il attrapa sa valise, la posa sur le lit, sortit un pull, un pantalon, une chemise, et laissa les vêtements qu’il avait quittés. Puis il referma la valise et la posa à côté de son lit.

« Ça ne ferme pas , se dit-il en se dirigeant vers l’interrupteur, et ils seront revenus. » Mais alors qu’il tendait le bras pour éteindre et esquissait un demi-tour pour aller se recoucher, il avisa la carpette. Et frémit. Elle était en boule. Surmontant de vagues soupçons, une sensation de malaise doublée d’inquiétude, et un obscur pressentiment, il étendit le tapis de lit. Et, en se baissant, il découvrit une trappe.

Courbé au-dessus de l’abattant, il demeura longtemps sans oser reculer ni faire le moindre geste. Le pourtour des yeux lui brûlait, sa gorge était nouée. En tentant de se persuader qu’il n’avait rien à craindre, partagé entre l’angoisse et le désir de vaincre sa peur, il tendit résolument le bras. L’abattement se releva dans un grincement. Par l’ouverture qui se devinait s’échappa une bouffée d’air humide. La main tremblante, il craqua une allumette ; elle s’enflamma, découvrit un escalier qui plongeait en profondeur... [...]  >Texte intégral<

♦ La Bibiotèque de Serbica : L'ATELIER DE TRADUCTION ♦

"Langueur et colère" - un choix de poèmes de Radivoj Stanivuk
Présentation et traduction de Boris Lazić 

[...] Radivoj Stanivuk est poète de la langueur, de la colère, mais aussi de la culture, de la connaissance ; érudit, il est aussi religieux au sens gnostique et mystique. Sa poésie représente un vaste dialogue avec la tradition littéraire moderne qui privilégie, sur le plan de la forme, le souffle long et sur le plan du contenu, l’évocation de l’espace urbain des mégapoles tentaculaires contemporaines. Elle suggère à la fois une forte idée d’engagement social et une apologie de la vie intérieure. Les instants de grâce, d’épiphanie poétique, rédemptrice, sont les résultats soit des rencontres avec les œuvres d’art, soit de l’abandon à la nature. [...] >Texte intégral<

Un extrait de "Langueur et colère" 

Du poète

Tout ce qu'on peut dire de l'homme, du poète :

plus humble que l'herbe, plus humble que la tombe.

Même les abricots, confinés dans des camps de nylon

pour un long usage, dans les grandes surfaces,

jouissent de plus de droits que lui :

le droit de se corrompre,

le droit d'être lavés,

le droit de pourrir entièrement ou, en fin de compte, d'être consommé.

Le jambon est du moins conservé, c'est à dire

– transparent.

Le poète est-il transparent,

affiche-t-il parfois, à l'instar des autres,

les banderoles de sa corporation ?

Y attache-t-il la moindre importance

ou est-il simplement non-homme, non-être,

fluidité, langage ?

Indéterminé, incompréhensible, incompris.

Est-il fruit de notre monde

ou vampire, cosmonaute venant d'une autre planète,

quelque chose de beaucoup plus inhabituel,

dont les mots nous manquent pour le définir ?

Est-ce la parole même, du début du monde,

jetée dans le vide des matières corporelles,

dont l'âme minérale scintille parfois ici même ?

Solitaire et recluse,

telle la mer, éloignée du rivage.

Tout ce qu'on peut dire de la mer, du poète :

plus humble que l'herbe, dépressif,

plus humble que le poème, plus humble que la tombe.

>Texte intégral<

♦ ÉTUDES DE RÉCEPTION ♦

La réception de la littérature serbe en France jusqu'en 1945
par Milivoj Srebro

Les premiers contacts notables entre des Français et des Slaves du Sud, des Serbes en particulier, ont été établis – selon Mihailo Pavlović, l’un des chercheurs les plus assidus des relations culturelles entre les deux peuples – au temps des Croisades. La preuve en est l'importance des témoignages – écrits en latin et en ancien français – des chroniqueurs qui ont accompagné les croisés sur leur chemin vers la Terre Sainte. Depuis ce temps lointain, l’intérêt des Français pour les Serbes n’a cessé de s’accroître pendant les siècles suivants, mais sans jamais prendre l’allure d’une exploration systématique et approfondie. Plus précisément, cet intérêt, plutôt aléatoire et souvent motivé par des raisons utilitaires, est longtemps resté le privilège, ou « l’affaire », d’une élite restreinte constituée de divers diplomates qui ont également, à côté d’un certain nombre d’historiens et de voyageurs curieux, écrit sur ce peuple dont l’histoire tourmentée aurait peut-être davantage mérité l’attention des observateurs étrangers.

Mais si l’on peut constater que l’intérêt général pour les Serbes, malgré ses motifs et ses aspects aléatoires, a tout de même une tradition séculaire en France, on ne peut pas tirer la même conclusion en ce qui concerne la littérature serbe. L'intérêt pour cette littérature s’est en effet manifesté beaucoup plus tard, au début du XIXe siècle, moment d’un changement considérable, à tous les niveaux, dans les relations entre les deux peuples.[...] >Texte intégral<

♦ ARCHIVES ♦

Louis Leger : "Belgrade et les Serbes" (1868)

[...] Nous voici à Semlin (Zemun). C'est un bourg habité par des Serbes auquel le voisinage de Belgrade donne une certaine importance. Le bateau serbe chauffe déjà ; j'y fais transporter en hâte mon bagage et m'élance sur la passerelle.

Un gendarme m'arrête.

« Votre passeport, monsieur, me demanda-t-il en serbe.
- Mon passeport, lui dis-je, dans la même langue, et qu'en veux-tu faire ? Je suis venu de Paris ici sans qu'on me l'ait une fois demandé : je suis Français, tu es Serbe, nous sommes amis. Pourquoi me demandes-tu un passeport ?
- Ah ! monsieur, je suis Serbe, répond le gendarme, mais je sers le Schwab (Teuton). Jesam Serbin : ale sloujim kod Schwaba ! »

J'eus vraiment pitié de ce pauvre diable ; il était si triste, si humilié en prononçant ces paroles ! Le gouverneur autrichien ou magyare ne voit pas avec plaisir des relations s'établir entre les Serbes soumis à son pouvoir et ceux de la principauté. Au moment de mon voyage, un congrès d’étudiant devait avoir lieu à Belgrade ; les Serbes de Hongrie et les Croates y étaient naturellement invités. Le gouvernement magyare, effrayé, je ne sais trop pourquoi, avait défendu aux étudiants et aux professeurs de se rendre à Belgrade. Grâce à Dieu, je n’étais pas sujet autrichien, et on me laissa partir. Au bout de vingt minutes, j’étais à Belgrade, cordialement accueilli par des amis anciens et nouveaux, connus ou inconnus. [...] >Texte intégral<

♦ ACTUALITÉS : PARUTIONS ♦

L'Atelier du roman n° 72 : un dossier spécial consacré à Ivo Andrić

Ivo Andrić
Pour ne pas oublier les Balkans

Dans son dernier numéro (n° 72, décembre 2012), la revue trimestrielle L’Atelier du roman publie un dossier spécial consacré à Ivo Andrić, unique prix Nobel de l’ex-Yougoslavie. Intitulé « Ivo Andrić / Pour ne pas oublier les Balkans », ce dossier – composé d’une dizaine d’articles rédigés par des universitaires, des critiques littéraires et essayistes français et serbes – jette un nouvel éclairage sur la personnalité et l’œuvre de cet immense romancier et nouvelliste qui, malgré ses dix-huit ouvrages traduits, reste toujours à découvrir en France. >Texte intégral<

Alexis-Gilles Troude : Balkans, un éclatement programmé

Cet ouvrage se penche sur le destin des nouveaux Etats créés sur le territoire yougoslave et sur leurs chances de stabilisation et de survie dans le contexte actuel. Soulevant autant de questions qu’il apporte de réponses. >Texte intégral<

Nina Živančević : L'amour n'est qu'un mot

La nonchalance ardente qui se joue par L'amour n'est qu'un mot est si intensément prenante que soudain on s'interroge: de quoi est fait ce surplus qui est un rien ? Comment se rattrape ce bond perpétuel, qui rejoint sa propre contradiction? >Texte intégral<

♦ CHOIX DE SERBICA : LIVRES ET POÊMES DE L'ANNÉE 2012 

 

                    LIVRE DU MOIS                       


2012

POÈME DU MOIS

Svetislav Basara
Perdu dans un supermarché
janvier Risto Ratković
Anges anciens
Roland Vasic
Slobodan Jovanović
février Ranko Pavlović
Á la réception
Constantin Mihajlović
Mémoires d'un janissaire 
mars Vladan Desnica
L'examen de midi 
Mira Popović
D'une terrase à l'autre 
avril Dara Sekulić
La jeune fille 
Dušan Kovačević
Professionnel
mai Luka Šteković
Scène dans la bibliothèque 
Milorad Pavić
Les  miroirs empoisonnés
juin Stevan Raičković
Berceuse de pierre 
Mirjana Bobić-Mojsilović
Autour de ton cou / La faim
juillet-août Kolja Mićević
La guirlande de sonnets pour Stevan Mokranjac
Ivo Andrić
La naissance du fascisme
septembre Sima Pandurović
Nous, par la grâce de Dieu, enfants de ce siècle
Emir Kusturica
Où suis-je dans cette histoire ?
octobre Nebojša Vasović
Il y a déjà un certain temps
Nouvelles de Serbie novembre Nikola Vujčić
Dans l'eau
Milan Bunjevac
Lire la poésie d'Aleksandar Petrov
décembre Mladen Srdjan Volarević
Au soldat tombé...

 

Revue  éditée avec le soutien de  :

Université Michel de Montaigne Bordeaux 3 
FRE 3392 Europe - Européanité - Européanisation
MSHA