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Négovan Rajic

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Oeuvres

Interview

 

 

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A lire :

Un extrait de ce manuscrit

 

AUTEUR


Négovan Rajic est né en 1923 à Belgrade (Yougoslavie).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il prend une part active à la Résistance. Inscrit à l'université de Belgrade, à l'automne 1945, il refuse d'adhérer à la Jeunesse Populaire. En 1946, il quitte clandestinement son pays d'origine ( il a publié le passionnant récit de cette évasion sous le titre : Vers l'autre rive. Adieu Belgrade ).

Après avoir séjourné dans les prisons, camps de concentration et camps de personnes déplacées en Autriche, en Italie et en Allemagne de l'Ouest, il arrive enfin en France en octobre 1947. Pour subsister, il exerce différents métiers manuels avant de reprendre, à partir de 1950, ses études d'ingénieur grâce à une bourse du Comité pour l'Europe libre. De 1956 à 1969, il est d'abord ingénieur de recherche au Laboratoire de Physique de l'École Polytechnique de Paris, puis professeur dans l'enseignement technique à Strasbourg. En 1969 il émigre au Canada où, pendant 17 ans, il a enseigné les mathématiques au cégep de Trois-Rivières.

Négovan Rajic est l'auteur de nombreux articles dans diverses revues au Québec et en France. Il doit publier sous peu Errance, la suite de son autobiographie, Vers l'autre rive.

Source : http://www.negovanrajic.ca

 


TROIS AMOURS DANS UNE CHAMBRE D'HÔTEL
*

(Présentation de l'auteur)

Le roman Trois amours… évoque les trois épisodes de la vie intime et sentimentale d’Igor Pavlovitch, un exilé yougoslave qui, à Paris, dans les années cinquante, poursuit dans des conditions difficiles des études d’ingénieur.

Le premier amour, Adrienne, une très belle Hollandaise née à Java, apparaît comme une créature onirique ignorant la notion du péché et de la fidélité. Après une brève liaison avec le narrateur, elle va s’évanouir pour passer une soirée d’adieu avec un autre exilé qui, le lendemain, doit partir pour l’Australie. Cet épisode mettra fin à leur relation. Adrienne finira dans les rets d’un acteur qui est un faune vieillissant.

Le second récit, incarné par Jane, une artiste peintre américaine, est l’histoire d’une fuite de la solitude. Un soir de Saint-Sylvestre, elle refuse de se donner à un homme dont elle venait de faire la connaissance quelques heures auparavant. Par un étrange retournement de situation, Jane s’éprend d’Igor qui, dégrisé de cette mémorable nuit de la nouvelle année, prend conscience que rien ne l’attache vraiment à cette fille. Il s’ensuit une série de malentendus qui aboutiront à la rupture définitive de cette relation asymétrique. Résignée, Jane finit par accepter la proposition de mariage que lui offre un homme bien nanti dans la perspective d’une existence douillette.

Finalement, la troisième rencontre du narrateur, celle d’Isabelle, une ravissante jeune Québécoise venue à Paris pour faire un stage,  va mettre fin au temps de ses amourettes. Tombé sous les charmes de cette fille, Igor rêve de commencer avec elle une vie nouvelle dans son pays, loin d’un continent qui se relève péniblement des ruines d’une guerre. Hélas! sa situation matérielle et surtout leurs religions différentes apparaissent comme des obstacles majeurs à leur mariage. Isabelle est catholique et le narrateur est orthodoxe. Bien qu’Igor ne soit pas préoccupé par des questions religieuses, il tient à l’orthodoxie comme à un dernier lambeau de son identité.  Cela d’autant plus qu’il venait d’apprendre la mort de son père qui, devenu veuf une vingtaine d’années auparavant, était entré dans les ordres. Le problème de la religion, entre autres, aboutira à une rupture tacite et au retour d’Isabelle dans son Québec natal. Après avoir rompu avec un mystérieux fiancé québécois, Isabelle fera une dernière tentative pour reprendre la relation avec Igor.  À la suite d’un échange épistolaire aux accents parfois dramatiques, il deviendra clair que les destins de ces amoureux vont se séparer à jamais.

Une fois la rupture consommée, le narrateur prend conscience de sa vie ratée et conçoit une idée folle : laisser la trace de son existence en essayant de créer une œuvre littéraire inspirée par les échecs de toute sa vie.

* Manuscrit en français