Lakis Proguidis 

DERRIÈRE LE RIDEAU DE LA MODERNITÉ

 

 

Crnjanski - Omcikus 1987
Portrait de Miloš Crnjanski
par Petar Omčikus (1987)
Cervates jauregui
Portrait de Cervantès
par Juan de Jáuregui (1600)

 

Je ne connaissais pas Miloš Crnjanski. J’ai lu Migrations grâce à un article de Milivoj Srebro publié dans le 75e numéro de L’Atelier du roman (septembre 2013). Décider de lire un livre de huit cent cinquante pages bien tassées n’arrive pas tous les jours : il faut être motivé. Autrement dit, Milivoj Srebro a réussi à susciter ma curiosité. Surtout sur deux points. Un, vu qu’il s’agissait d’un roman « balkanique » dont le déroulement se situe au milieu du XVIIIe siècle, je n’aurais pas aimé rater l’occasion d’apprendre des choses nouvelles sur cette période obscure, assez peu visitée d’ailleurs par la littérature de là-bas. Deux, comment résister à l’envie de lire un roman dont le héros est qualifié de « Don Quichotte serbe » par l’auteur dudit article ?

La lecture a superbement comblé l’attente. Cet automne de 2013 j’ai senti le bonheur que seuls les très grands romans savent nous procurer. Ces romans qui bouleversent tous nos acquis cognitifs et esthétiques. Ces romans qui, par leur présence « inattendue », prouvent que l’histoire de la modernité, malgré les dires de nos doctes postmodernes, n’est pas encore écrite, que les fondements et la manière d’évoluer de cette phase historique de l’Occident ne sont pas figés dans le temps. Ces romans qui portent un éclairage nouveau à la fois sur le mystère de l’existence humaine et sur les origines de l’art du roman même.

Ce n’est pas un hasard si Don Quichotte est devenu la figure emblématique du roman comme art consubstantiellement lié à l’émergence des Temps modernes, comme art qui, selon Mikhaïl Bakhtine, devient dès sa naissance la dominante esthétique de toute une civilisation. Si le héros épique stimule l’imaginaire d’une communauté humaine en train de forger son identité, si le héros tragique amène l’homme à faire face à sa condition pitoyable, le personnage romanesque est la métaphore littéraire d’une expérience humaine que n’ont connue ni la littérature de l’Antiquité gréco-latine ni celle du Moyen Âge chrétien. C’est le gouffre béant qui s’ouvre dans chaque âme entre la réalité changeante et le monde auquel on reste forcément attaché. Évidemment, cette expérience humaine est tout sauf nouvelle. Depuis l’époque où il vivait dans des grottes, l’homme n’a fait qu’affronter les transformations de la réalité en grande partie dues à sa propre activité physique et spirituelle. Ce qui change cependant avec les Temps modernes, c’est le rythme, c’est la vitesse avec laquelle l’homme se place devant des conditions de vie sans cesse nouvelles. Pensons, pour faire court, à cet Occident fougueux dans tous les domaines qui a vu le jour au xvie siècle, à savoir au siècle qui se clôt avec la parution de Don Quichotte. Pensons à cet Occident conquérant qui a réussi, en un court laps de temps, à multiplier ses territoires par dix et à porter à son profit toutes les richesses du monde. Dorénavant l’homme, chaque homme séparément pris, expérimente un état psychique jusqu’alors inconnu : la réalité court plus vite que le vécu.

À cette nouveauté[1] historique se superpose, aux alentours de la même période, une nouveauté anthropologique. L’homme héritier de la civilisation gréco-romaine autant que de la civilisation chrétienne représentait une synthèse, une alliance profonde, une unité ontologique, primordiale, entre l’individu isolé et sa communauté – peu importe qu’on appelât cette communauté polis, ou « Empire », ou « Royaume des cieux ». La nouveauté anthropologique introduite par l’Occident « moderne » a consisté à séparer ces deux composantes de la psyché et à les rapporter à un régime antithétique voire conflictuel : individu versus identité collective. Séparation, bien entendu, nullement neutre. L’individu fut gratifié du signe positif, haussé au rang de valeur à atteindre par chaque être humain. En revanche, ses attaches aux valeurs collectives furent considérées comme des contraintes qui empêchaient « son plein épanouissement » en tant qu’individu libre. Cette disjonction entre l’individu forcément « émancipateur » et la société forcément « oppressante » peut-elle conduire, à la longue, à la disparition de tout lien social aussi bien dans le monde extérieur que dans la conscience humaine ? Vu l’état des lieux aujourd’hui, il serait tentant de répondre par l’affirmative. Mais restons dans notre sujet. Restons, avec Cervantès et Crnjanski, dans la période pour ainsi dire encore expérimentale du nouvel archétype anthropologique.

Revenons au « vécu » mentionné ci-dessus. Ce vécu « moderne » en constant décalage vis-à-vis de la réalité, ce vécu qui s’est vu séparé, écarté du cycle de la vie, ce vécu qui s’est coagulé comme un résidu psychique encombrant devant les nouvelles forces motrices du monde, ce vécu qui avait tout naturellement commencé à hanter les esprits, ce vécu tenu aux marges de l’impératif du progrès a donné naissance à un art « moderne », un art à part entière, un art complètement autonome : le roman.

Certes, ceux qui n’ont d’yeux que pour l’avenir – spécimen humain qui, je le répète, n’existait pas avant le XVI e siècle – voient en Don Quichotte la parodie du passé mort et enterré une fois pour toutes. À l’inverse, les âmes nostalgiques trouvent chez le Chevalier à la triste figure le défenseur inconditionnel de leurs valeurs inaliénables par le temps qui ne cesse de s’écouler. Sauf que Don Quichotte ne donne raison ni aux uns ni aux autres. Il ne donne raison qu’à lui-même. Il existe en tant que cas unique, inimitable. Il ne se tient ni du côté du Progrès ni du côté du Repli. Dans un monde qui a réussi à opposer l’avenir au passé et à engager l’humanité entière à vivre dans un temps doté d’une seule et unique orientation, Don Quichotte constitue un pas de côté face aux nouvelles nécessités socio-historiques, une singularité artistique, une hypothèse humaine qui ne se réfère qu’à soi. C’est son propre vécu qui joue et qui se joue dans l’œuvre de Cervantès. Voilà un hidalgo qui croit fermement à ses lectures. Comment est-il ? Comment a-t-il vécu ? Comment conçoit-il l’amour ? Quels étaient ses rapports avec les autres ? Etc. Ce vécu romanesque, magnifiquement exploré et mis en scène par Cervantès, ce vécu inscrit désormais comme une possibilité existentielle dans le temps présent (Kundera), reste et restera irrécupérable – parce que imprévu, parce que sui generis, parce que « inutile » – par la pensée qui, depuis cinq ou six siècles, tente de réduire le présent à une simple étape transitoire entre le passé à rejeter en bloc et l’avenir toujours prometteur, toujours lumineux.

Je ne divague pas. Je n’ai pas oublié Crnjanski. Au contraire, c’est son œuvre qui a imposé ce détour par le grand archétype de l’imaginaire romanesque. Je disais au début que ma lecture de Migrations fut motivée par un article de Milivoj Srebro dans lequel il qualifiait le héros crnjanskien de « Don Quichotte serbe » – caractérisation qui me semble pleinement justifiée. Comment faut-il alors comprendre ce vocable de « serbe » ? Comme le transfert d’un modèle étranger dans le contexte d’une littérature nationale ? Comme une adaptation, en des lieux fortement imprégnés de communautarisme, de cette superbe indifférence qu’éprouve le héros cervantien envers tout ce qui n’émerge pas de sa singularité existentielle ? Comme une introduction en terre balkanique d’êtres fictifs qui n’ont pas leurs pareils et qui deviennent, du coup, les cibles de toute la société ? Je ne le pense pas. Quoique, si c’était le cas, ce ne serait pas forcément une mauvaise entreprise : beaucoup de romans du monde entier, des romans valables, sont des « applications » locales de Don Quichotte. Mais avec Crnjanski la question se pose tout à fait différemment : son « Don Quichotte » constitue un enrichissement de l’archétype.

Une telle assertion exige des explications. Car le lecteur bienveillant pourrait se montrer dubitatif. Quoi, se demandera-t-il, fallait-il attendre un romancier serbe du xxe siècle pour enrichir Cervantès ? Pourquoi pas ! Théoriquement tout est possible. Un parangon artistique, même le plus brillant et le plus universel, ne cesse d’être une création humaine et, comme telle, susceptible à tout moment d’être à nouveau pensée et complétée. Ajoutons que, pour enrichir le modèle initial, l’épigone n’est pas obligé d’avoir en tête l’œuvre du père fondateur. Ce sont nous, les lecteurs, qui établissons des liens et qui nous lançons dans la réflexion et les comparaisons.

Ne nous attardons pas sur les similitudes. De toute évidence, Migrations est un roman de facture donquichottesque. Au prix de quelques réajustements, s’entend. L’action du roman de Crnjanski se situe aux confins sud et sud-orientaux de l’Empire autrichien au milieu du xviiie siècle. Elle concerne de la partie du peuple serbe qui vient d’être libérée des Ottomans. Grâce surtout aux bataillons de guerriers serbes. Or ce peuple, à peine débarrassé de l’occupation turque, constate que l’Autriche, une fois assurée dans ses frontières, non seulement oublie sa « dette » envers lui mais se désintéresse complètement de son sort. Il sent que son existence comme peuple autonome, avec ses propres caractéristiques culturelles et spirituelles, continue à être menacée de la même manière que sous les Turcs. Déçu, il se tourne alors vers la Russie où il commence à migrer massivement. Ainsi débute un deuxième combat collectif, celui de la migration en terre russe où, heurté par les réalités géopolitiques de l’époque, il aboutira à la même déception que celle éprouvée au lendemain de sa libération.

C’est dans la perspective de cette déception pour ainsi dire endémique, chronique, qu’on peut mettre côte à côte Cervantès et Crnjanski. À cette différence près : là où le premier se réfère à la réalité en général, le deuxième fait appel à l’Histoire à cru. C’est la période du vaste tournant historique où les grandes puissances nationales européennes commencent à se former et à redessiner la carte de l’Europe aux dépens des « petits » peuples qui souvent, par leur position géographique, ont versé leur sang pour défendre la civilisation occidentale. Incontestablement le cadre des deux romans est différent. Mais, pour les individus impliqués, l’expérience existentielle reste la même. Nonobstant, le Don Quichotte « serbe » constitue à mes yeux une expérience esthétique qui s’écarte considérablement du modèle cervantien. Car Miloš Crnjanski a réussi à incarner un héros donquichottesque dont l’existence est enrichie d’une dimension qui faisait défaut au grand ancêtre ou, qui sait ?, y restait à l’état latent. Je pense à la dimension collective de l’être humain.

Il ne peut en être autrement, dira-t-on. À partir du moment où nous avons à faire d’un côté à un chevalier solitaire, de l’autre au guerrier d’une communauté historique, mon constat n’a rien de surprenant. Sauf que cette différence, capitale certes pour la compréhension des deux héros, ne dit rien de leur substrat anthropologique. Quoi qu’il en soit, lorsque je parle de « dimension collective de l’être humain » j’ai en tête moins le degré de la sociabilité du personnage romanesque que la « sociabilité » de la forme romanesque inventée par Crnjanski. Cette forme s’écarte du modèle « individualiste » cervantien sur trois points essentiels. Sur celui de la filiation. Sur celui du subconscient. Sur celui de la voix poétique. Ce sont ces trois points qui nous permettent de parler d’une forme romanesque dans laquelle résonne sans cesse la dimension collective de l’être humain.

Filiation. Don Quichotte, le grand, est génétiquement isolé. Pas d’ascendant, pas de descendant. Personne ne prend le relais. À son lit de mourant ne reste à la fin que son écuyer pour le prier de se remettre debout, seller Rossinante et reprendre la merveilleuse aventure. Tout autre est la situation du héros crnjanskien. D’abord ce héros n’est pas un, il est deux : l’oncle Vouk Issakovitch (première partie) et le neveu Pavle Issakovitch (deuxième partie). Ensuite la question de l’engendrement est un élément essentiel de la constitution psychique de tous les personnages du roman, principaux et secondaires. À cette filiation biologique il faut ajouter la filiation civilisationnelle, autrement dit la transmission des valeurs du passé. Chez Cervantès, cette transmission est indirecte et toujours cérébrale, livresque. Chez Crnjanski, elle est immédiate, physique, sentie et assimilée dans un cadre collectif, à la fois familial et ethnique. Don Quichotte est un cas particulier qu’on peut imaginer indépendamment des attaches collectives. Le héros (les deux) de Migrations est de même singulier – car héros romanesque – mais collectivement créé et collectivement porté.

Subconscient. Il ne serait pas faux, me semble-t-il, de dire que dans la partie obscure de l’âme de Don Quichotte loge, de manière exclusive, l’image d’Amadis de Gaule, le super-héros des récits chevaleresques. C’est à partir de cette identification, de ce motif unique, qu’on conçoit alors sa présence au monde et ses aventures comme un continuum logique. Certes, selon les critères intellectuels en vigueur, on peut qualifier sa manière de raisonner et son comportement d’irrationnels, de fous, de bizarres, etc., mais pas d’incompréhensibles. L’unité du sujet (individualiste) n’est jamais mise en cause. C’est le rapport de Don Quichotte au monde extérieur qui constitue le grand mystère du roman. Son monde intérieur ne présente aucune faille, aucune fissure. Ainsi, sa vie quoique paradoxale reste toujours prévisible. Ce qui n’est le cas ni avec Vouk ni avec Pavle Issakovitch. Ici, l’âme individuelle est tellement malaxée avec le bouillonnement de la vie collective, avec l’imprévisibilité collective, avec les illogismes et les antinomies collectifs qu’elle semble constamment disloquée et incapable de se constituer en unité close et autonome.

À titre d’exemple, référons-nous au chapitre VIII de la deuxième partie du roman, intitulé « On marche sur le souvenir comme sous le clair de lune ». Pavle Issakovitch se trouve à Vienne, loin de ses parents et de ses compatriotes. Il passe son temps « à rêver éveillé, à avoir des visions et maintes hallucinations qui lui paraissent réelles ». Crnjanski fait alors le récit de deux de ces « rêves ». Le premier porte sur la toute première enfance de Pavle, autrement dit sur la constitution du noyau dur du « moi ». Le deuxième concerne la vie des membres de sa famille et les événements survenus dans sa ville de Timisoara durant son absence. Il s’agit de faits collectifs réels portés à la connaissance par la voie du subconscient. Et cette « vision » de Pavle se passe au moment même où émerge des profondeurs de sa mémoire l’image originelle de son psychisme. Ce qui m’amène à préciser davantage la nature de  la dimension collective de l’être humain ci-dessus mentionné et dont font preuve tous les personnages de Crnjanski. Dans Migrations, cette dimension n’est pas mécanique, n’est pas de l’ordre de l’influence de la société sur l’individu. Ce qui est tout à fait normal puisqu’elle est consubstantielle à l’âme. Chose impensable tant pour Cervantès que pour Proust. 

Voix poétique. Il est impossible, selon les formes narratives connues et familières, de localiser le focus narratif dans le roman de Crnjanski. Ce n’est ni le regard « objectif », omniscient et omniprésent qui voit tout de loin, presque du ciel. Ni le regard « subjectif » qui anime et colore le monde selon la vie intérieure de l’auteur. Ni le regard « ludique » dû au fait que l’auteur s’imagine faisant partie de son œuvre à côté de ses personnages. Ni non plus aucune des innombrables combinaisons et variantes de ces trois « regards » pratiqués tout au long de l’histoire de l’art du roman. Crnjanski a inventé une structure narrative tout à fait originale que j’appellerai faute de mieux « anonyme », comme on dit art anonyme pour caractériser une création collective.

La formule consacrée de la technique narrative de Crnjanski, plusieurs fois reprise au cours du roman, est : « Pavle raconta plus tard… » À qui ? Aux membres de sa famille en différentes occasions. Deux plans narratifs se superposent alors. Celui des événements et celui de ces mêmes événements transfigurés en « récit » lors des soirées familiales. Ce qui fait que le roman, dans son ensemble, ne surplombe pas la matière romanesque. Ne survient pas, pour ainsi dire, après coup. L’histoire n’est pas d’abord vécue et par la suite mémorisée par le récit. Ce « plus tard » est situé dans le temps intérieur du roman. Il fait partie de l’intrigue. Il n’y a pas d’extériorité temporelle. C’est comme si une communauté humaine – ici réduite, pour des raisons d’économie artistique, aux dimensions d’une tribu familiale – ne vivait que pour se raconter ou, ce qui revient au même, ne se racontait que pour se sentir vivante et digne d’être perpétuée.

Dans un des rares passages où l’auteur regarde son univers romanesque depuis le présent, notre présent, il note : « Le monde dans lequel nous vivons commençait à prendre forme à cette époque-là. Dans le tumulte des guerres coloniales et des révoltes, à travers les événements décisifs aux Indes, aux Amériques et au-delà des mers lointaines, un monde nouveau prenait naissance. Nouveau pour les Européens, nouveau pour les Issakovitch dont tout l’horizon se limitait à la Russie. » Je rappelle que l’époque de Migrations est celle du milieu du xviiie siècle. Nous sommes donc au cœur des Lumières. Vu d’aujourd’hui, on peut dire que c’est à ce moment historique que l’imaginaire individualiste consolide ses assises et prend définitivement le dessus sur toutes les valeurs collectives héritées du passé.

Certes, on peut lire Migrations comme une méditation amère et humoristique sur le sort des Serbes qui n’ont pas réussi à attraper à temps le train de la modernité et qui ont persisté dans leurs chimères identitaires. Certes, on peut voir en la personne de Vouk et de Pavle Issakovitch des Don Quichotte arrivés au monde avec un siècle et demi de retard.

Cependant cette lecture parfaitement légitime ne doit pas nous empêcher de voir que ces gardiens des confins européens, qui ont raté le rendez-vous avec l’Histoire, n’ont pas perdu pour autant la boussole de l’humaine condition.

Et c’est, entre autres, pour nous rappeler ce fait capital que ce grand roman est né au milieu du XX e siècle. Nous autres contemporains de Crnjanski, à trop miser sur les vertus miraculeuses de l’individu, nous sommes prêts à oublier notre dimension collective comme êtres humains et à croire que la civilisation est une affaire de think tanks. Eux, ces illettrés, ces rustres, ces guerriers naïfs et vaniteux, ces éternels provinciaux savaient, instinctivement, que la civilisation est d’abord et avant tout affaire d’élan collectif au nom de la liberté.



[1]. J’évite expressément le terme d’« évolution » parce que je ne vois pas en quoi le passé de ce même Occident fut la cause de cette fuite en avant.

 

Lakis Proguidis, essayiste et critique littéraire, directeur de L'Atelier du roman. Livres publiés : Un écrivain malgré la critique – Essai sur l’œuvre de Witold Gombrowicz ; La Conquête du roman – De Papadiamantis à Boccace ; De l’autre côté du brouillard – Essai sur le roman français contemporain ; Guerres et roman (avec Michel Déon).

Date de publication : janvier 2014

DOSSIER SPÉCIAL consacré à Miloš Crnjanski